Créer une activité ne consiste pas seulement à chercher un revenu ou à développer un projet rentable.
Pour beaucoup de personnes, une autre question devient tout aussi importante : est-il possible d’entreprendre sans aller à l’encontre de ses valeurs ?
Respecter ses clients, rester transparent dans sa communication, éviter les promesses irréalistes, choisir sa manière de travailler ou encore préserver son équilibre personnel peuvent faire partie d’une autre vision de l’entrepreneuriat.
C’est dans cette réflexion que s’inscrit l’entrepreneuriat éthique.
Qu’est-ce que l’entrepreneuriat éthique ?
L’entrepreneuriat éthique ne repose pas sur un modèle unique.
Il s’agit surtout d’une manière de développer une activité en tenant compte de ses valeurs et de l’impact de ses décisions.
Cela peut concerner :
- la manière de communiquer avec ses clients ;
- les produits ou services que l’on choisit de proposer ;
- la façon dont on présente une opportunité professionnelle ;
- le respect des personnes avec lesquelles on travaille ;
- la transparence sur les prix, les résultats ou les revenus possibles ;
- l’équilibre entre activité professionnelle et vie personnelle.
Une activité peut être rentable tout en restant respectueuse des personnes.
Les deux ne sont pas incompatibles.
Entreprendre sans promettre l’impossible
Lorsqu’une personne envisage une activité complémentaire ou indépendante, elle peut être attirée par des discours promettant liberté financière, réussite rapide ou revenus importants.
Dans la réalité, développer une activité demande généralement du temps, de la régularité et de l’implication.
Une approche plus éthique consiste donc à présenter les choses telles qu’elles sont.
Une activité indépendante peut offrir davantage de souplesse et d’autonomie, mais elle ne garantit pas automatiquement un revenu.
Chacun avance selon :
- le temps qu’il peut consacrer à son activité ;
- son expérience ;
- sa manière de communiquer ;
- son réseau ;
- ses objectifs ;
- et surtout sa propre implication.
Être transparent sur ces réalités permet à chacun de décider en connaissance de cause.
Respecter le choix du client
L’éthique concerne également la manière de vendre.
Vendre ne signifie pas forcément convaincre à tout prix.
Il est possible de présenter un produit, d’expliquer ses caractéristiques, de partager son expérience et de laisser ensuite la personne décider librement.
Un client doit pouvoir dire :
« Ce produit ne me convient pas. »
« Ce n’est pas le bon moment. »
ou simplement :
« Non merci. »
Sans pression.
Une relation commerciale saine repose davantage sur la confiance que sur l’insistance.
Cette question est particulièrement importante dans la vente directe, un modèle qui suscite encore parfois des réserves. J’aborde plus largement ces perceptions dans mon article sur les doutes et la méfiance autour de la vente directe.
Choisir ce que l’on souhaite promouvoir
Entreprendre selon ses valeurs implique aussi de s’interroger sur ce que l’on accepte de représenter.
Cela ne signifie pas nécessairement trouver une entreprise, une marque ou un produit parfaitement aligné avec toutes ses convictions.
Cette perfection existe rarement.
En revanche, il est possible de se poser certaines questions.
Est-ce que je me sens à l’aise avec ce que je propose ?
Est-ce que je pourrais en parler honnêtement à quelqu’un que je connais ?
Est-ce que je peux expliquer les avantages mais aussi les limites d’un produit ?
Est-ce que cette activité correspond à la manière dont j’ai envie de travailler ?
Ces questions sont parfois plus importantes qu’un argument commercial.
Une activité qui respecte aussi votre rythme
L’entrepreneuriat éthique ne concerne pas uniquement la relation avec les autres.
Il concerne également la manière dont vous vous traitez vous-même.
Développer une activité ne devrait pas obligatoirement signifier travailler sans limites, être disponible en permanence ou transformer chaque relation personnelle en opportunité commerciale.
Une activité complémentaire peut justement permettre de conserver une certaine liberté d’organisation.
Certaines personnes souhaitent y consacrer quelques heures par semaine.
D’autres souhaitent développer progressivement une activité plus importante.
Il n’existe pas forcément un seul rythme valable pour tout le monde.
L’important est de choisir un fonctionnement compatible avec votre situation, votre énergie et vos objectifs.
Peut-on appliquer cette approche à la vente directe ?
La vente directe souffre parfois d’une image négative.
Elle peut être associée à des sollicitations insistantes, à des promesses de revenus rapides ou à une forte pression pour recruter.
Pourtant, ces pratiques ne définissent pas nécessairement toute la vente directe.
Il est possible d’aborder cette activité autrement.
Par exemple en choisissant :
- de ne pas solliciter les personnes de manière répétitive ;
- de ne pas exagérer les résultats possibles ;
- de présenter les produits avec transparence ;
- de respecter le rythme et les décisions de chacun ;
- de ne pas transformer chaque échange en démarche commerciale ;
- de privilégier une relation humaine avant la vente.
Cette façon de travailler demande parfois davantage de patience.
Mais elle permet aussi de construire une activité qui ressemble davantage à la personne qui la développe.
Si vous envisagez ce type d’activité mais hésitez encore, l’article « La vente directe est-elle faite pour vous ? » vous aide à vous poser les bonnes questions avant de commencer.
Ma façon d’aborder Jeanne Laurania
C’est cette approche que je souhaite développer avec Jeanne Laurania.
Je ne cherche pas à présenter la vente directe comme une solution miracle ni comme un moyen de réussir rapidement.
Je préfère la voir comme une activité complémentaire flexible, qui peut convenir à certaines personnes et beaucoup moins à d’autres.
L’objectif est de pouvoir développer une activité :
- à son propre rythme ;
- sans pression commerciale permanente ;
- sans promesse irréaliste ;
- en restant transparent avec les clients ;
- et en conservant une manière de travailler qui correspond à ses valeurs.
Pour moi, entreprendre ne signifie pas seulement vendre.
Cela signifie aussi pouvoir regarder sa manière de travailler et se demander :
« Est-ce que cette activité me ressemble encore ? »
Entreprendre autrement reste un choix personnel
Il n’existe probablement pas d’entrepreneuriat parfaitement éthique.
Chaque activité comporte des choix, des compromis et des responsabilités.
Mais il est possible de décider consciemment de la manière dont on souhaite exercer son activité.
Vous pouvez choisir votre façon de communiquer.
Vous pouvez choisir de ne pas faire de promesses que vous ne pouvez pas tenir.
Vous pouvez respecter le choix de vos clients.
Et vous pouvez décider de développer votre projet progressivement, sans essayer de reproduire un modèle qui ne vous correspond pas.
Finalement, entreprendre selon ses valeurs commence peut-être simplement par là :
construire une activité dans laquelle vous pouvez rester vous-même.
Et si cette manière d’entreprendre vous correspondait ?
Si vous envisagez une activité complémentaire et souhaitez comprendre plus concrètement comment je développe Jeanne Laurania, je vous présente mon approche, son fonctionnement et ce qu’elle implique réellement.

